16.06.2007

Lettre Leredde N° 16

Edition de juin 2007. Cliquez sur lettre_leredde_n_16.pdf
Rendez-vous
Comme le 25 septembre dernier, RV sur les planches en face de la BNF au centre de la passerelle Simone de Beauvoir le 25 juin 2007 à 20 heures 30. Prendre vos harmonicas, violons, cor de chasse … quelques desserts et le liquide correspondant.

21.03.2007

Lettre Leredde N° 15

Edition de mars 2007. Cliquez sur lettre_leredde_n_15.pdf.

Vous trouverez dans les informations complémentaires quelques liens vers des sites qui parlent de constructions respectueuses de l’environnement et de l’état actuel de la réflexion sur l’effet de serre. Cliquer ici

19.02.2007

L’ami… Rothé prénom Xavier

Ce texte fait suite aux deux chroniques parues dans les N° 13 et 14 de la lettre Leredde

En 1950, sur l’Athos II il y avait 1100 français engagés du bataillon français de l’ONU -Corée, 600 Sénégalais, 200 gendarmes, quelques légionnaires et last but not the least 12 femmes du Service Féminin de la Flotte. Le hasard, la destinée, fit que parmi celles-ci il y avait Marie-Cécile, qui avait une amie assistante sociale dont l'attention fut éveillée par la description qu'elle reçut d'un officier « marmar » qui avait la particularité d'appeler « un chat un chat ». Mais ne brûlons pas les étapes, nous ne sommes qu'en 1951 !

Certes cet officier mécanicien qualifié aussi de dérogataire, ou d’officier graisseur maîtrisait parfaitement l'art de tâter les bielles des gros moteurs de marine, mais il était aussi désireux de se perfectionner encore. L'Ecole Nationale de la Marine Marchande, située au Havre, face au « Bar Hac » tenu par une ancienne mère maquerelle dont l’ex local n’avait pas survécu au bombardement anglais de 1944. La ville était couverte sur ses ruines de baraques U.S. qui serviront de nombreuses années de logements aux familles prolétaires. Xavier avait obtenu une bourse. Cette formation fait de lui un marin non seulement désiré dans les bals alors si nombreux mais aussi, à nouveau, sur un Liberty Ship, qui l’emmène à nouveau vers l'Indochine avant de le laisser un jour en rade dans un port de l'Est algérien. Pressé de rentrer en France par ses propres moyens, il embarque sur un moutonnier dont l'équipage paisible et débonnaire fait passer la mer, en noria, à ces sympathiques animaux et… à son passager qui sera inscrit sur le rôle du S/S Djebel Amour comme subrécargue.

À peine arrivé à Marseille, le plus beau paquebot du moment l’attend, La Marseillaise fleuron de la compagnie des Messageries Maritimes. Le capitaine est corse et un peu bigot ; le navire transporte, outre la troupe, des personnalités vers l'Extrême-Orient. Xavier ne fera qu'un seul voyage car le « vieux » commandant ne l’a pas remarqué aux messes du bord !

De retour à Marseille, c'est l'Afrique qui l’attire. Il embarque à Copenhague sur un bateau spécialement construit pour le transport des grumes par un armateur coupeur de bois. Le cargo porte le nom de Pierre Eugène de Caplane. C'est un bateau prototype, mu par un moteur diesel Burmeister Wain de 20 000 chevaux, huit cylindres en ligne. Il est équipé d'un dispositif de récupération de la chaleur des gaz d'échappement : les gaz sortent à 280°, passent dans une chaudière échangeur de température, le résultat secondaire permet de maintenir liquide l’huile végétale stockées dans des cuves. Ça c'est la théorie à condition de pouvoir manoeuvrer la vanne qui oriente les gaz d’échappement soit vers l'air libre soit vers l'échangeur. Il se révèle que la vanne de 80 cm de diamètre ne se laisse pas manœuvrer ! Qu'à cela ne tienne, il suffit de la démonter sauf que malencontreusement Xavier reçoit en pleine tête une pièce métallique suffisante pour le tuer. Panique à bord, cela se passe au large de Dakar, on ne donne pas cher de sa vie, peut-être est-il sauvé par l'alcool… Toujours est-il que transporté à l'hôpital militaire, il s'y ennuie vite, et saute dans un bateau qui partait pour les États-Unis.

Ce cargo est piloté par la Cdt Robert Couaillac, un homme attachant et très cultivé qui parle le mandarin. Il cache probablement une profonde souffrance, une grande solitude et Xavier assure que bien plus tard il sera seul à l'accompagner au cimetière. Mais revenons au voyage, le bateau part pour les États-Unis récupérer du matériel pour l'Indochine d'abord sur la côte Est, franchit ensuite le canal de Panama, charge encore du matériel à San Francisco (des barges de débarquement) avant de cingler vers l’Indochine. Nous sommes en 1954.

De retour en France il prépare pendant un an, au lycée technique Diderot à Paris, le concours d'Officier des affaires maritimes. Au terme de cette formation, il est incorporé à Hourtin, la base des hydravions situés près de Bordeaux. Il participe à la formation des jeunes fusiliers marins et leur enseigne notamment la godille nom donné à l’art de la débrouille sur l’eau hostile ou difficile. Il part ensuite à Oran. Avec le Suffren vieux croiseur ancré dans la baie, les casernes des différentes armes, c'est une base importante (CIOA Arzeux) qui assure la formation aux missions commando des soldats de l'OTAN.

Un beau jour Xavier découvre dans le journal officiel un décret qui stipule que deux membres d'une même famille ne peuvent être en même temps mobilisés en Algérie : son frère Louis venant d'être rappelé à Alger, il ne se gêne pas pour faire valoir son droit. Il se retrouve à Casablanca, à l’amirauté, chargé de la communication, auprès de M. Beau dont il devient l'ami et qui a la particularité d'être à la fois amiral et… radical-socialiste. Quelques mois plus tard, fort de ses nouvelles compétences et jouant des ses relations, il est affecté à Ivry, au célèbre Service Cinématographique des Armées. Comme rien ne l'arrête, en 1956, il inscrit dans un film (Survie en mer) ses connaissances glanées tout autour du globe, film dont il sera à la fois l'acteur, le réalisateur, le scénariste… Il touche le bonheur… pas tout à fait néanmoins.

Car que devient Françoise ? Il lui avait, il y a plusieurs années donné rendez-vous au jardin du Luxembourg, sans suite concrète. En 1957 il ne se sent pas encore tout à fait prêt pour le grand engagement mais la mère de Françoise fait autorité. Ils se marient donc à l'église Saint-Médard en octobre 1957. Ils trouvent d’abord un petit logement sommaire vite insuffisant, Bd de Grenelle. En une douzaine d'années, six enfants naîtront de leur union. Françoise se met en disponibilité ce qui lui permettra, bien plus tard quand leur dernière fille aura 6 ans, de reprendre des fonctions d'assistante sociale à l'hôpital du Val de Grâce.

Après le mariage, Xavier est d'abord engagé dans un service technique côté marine d’une société américaine (la société Bailey) là aussi dans un service de contrôle technique maritime qui ne le fait que peu voyager, tout au plus traverser parfois la Manche.

Pas suffisant car bientôt il repart sur l'un des premiers navires frigorifiques de la compagnie des Chargeurs Réunis. Il retrouve l'Afrique et l'Amérique du Sud.

En 1962, il est affecté sur un cargo « le Cap-Vert » affecté au transport de planches de bois destinées à faire les caisses-conteneur des rapatriés d'Algérie. A regarder sur les quais les candidats au départ, les voyant tous de types méditerranéens et finalement plus proches des Arabes que des Gaulois du Nord, il dit avoir essayé, de les convaincre de rester ne sachant pas quel accueil ils auraient au Nord. Fallait-il faire table rase d’un passé laborieux en Algérie ? Il tient des réunions sur les quais d’Alger et d’Oran sans grands résultats mais en se créant des amitiés profondes.

Mais notre ami n’a encore que 31 ans, il resterait donc encore beaucoup à écrire… A ce point du récit on peut se demander néanmoins si la société d’aujourd’hui dite « globalisée » offre aux jeunes de telles possibilités d’aventure et de vivre selon leur envies. En lisant ce texte on a l’impression que partout Xavier est attendu ou du moins accepté. En est-il de même aujourd’hui ou trop souvent beaucoup de travailleurs ou d’aventuriers potentiels se voient plutôt dire qu’ils sont en trop dans un monde devenu trop petit pour tous ? Ce n’est peut-être qu’une apparence, chaque génération a ses ailleurs, à côté ou très loin, encore faut-il avoir la volonté d’y aller !


Propos recueillis par Jean-Pierre Le Cheviller et validé par le héros

30.01.2007

Lettre Leredde N°14

Edition de janvier 2007. Cliquez sur
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27.12.2006

Lettre Leredde N°13

Edition du 4ème lundi de décembre 2006. Cliquez sur
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27.11.2006

Lettre Leredde N°12

Edition du 4ème lundi de novembre 2006. Cliquez sur
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19.10.2006

Evolution des charges générales de la résidence

Vous trouverez ci-après un tableau et des graphiques illustrant l'évolution des charges générales depuis 10 ans en cliquant ICI
Les charges générales représentent 60% environ du total des charges hors travaux

La route de la soie 2006

Lucile Chesnais a écrit et photographié, cliquez ICI

16.10.2006

lettre Leredde N°11

Edition du 3ème lundi d'octobre 2006. Cliquez sur
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18.09.2006

lettre Leredde N°10

Edition du 3ème lundi de septembre 2006. Cliquez sur
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29.06.2006

Saint Jacques 2006


Sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.
Pour télécharger le compte-rendu de juin 2006, cliquer ici
(ATTENTION : le fichier .pdf fait presque 8 M/o.
C'est parfait si vous avez ADSL !)

19.06.2006

Lettre leredde n° 9

Edition du 3ème lundi de juin 2006. Cliquez sur lettre_leredde_n_9.pdf

15.05.2006

Lettre leredde n° 8

Edition du 3ème lundi de mai 2006. Cliquez sur lettre_leredde_n_8.pdf

13.05.2006

Des relations de plus en plus tendues entre syndics et copropriétaires

Pour lire l'article du Monde cité en référence, cliquer ici

17.04.2006

Lettre leredde n° 7

Edition du 3ème lundi d'avril 2006. Cliquez sur lettre_leredde_n_7.pdf